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Histoire de nos villages

Attert compte 19 villages et hameaux répartis dans 5 anciennes communes :

ENTITÉSATTERTNOBRESSARTNOTHOMBTHIAUMONTTONTELANGE
Villages

Attert

Grendel

Post

Schadeck

Schockville

Heinstert

Nobressart

Parette

Nothomb

Lischert

Lottert

Tattert

Thiaumont

Metzert

Tontelange

HameauxLuxeroth

Louchert

Almeroth

Rodenhoff//

1.1. La fusion des communes

En 1977, la fusion des communes fut réalisée à l’initiative du Ministre de l’Intérieur. Cinq anciennes communes furent regroupées. Voici la liste des villages et des hameaux qui les composaient (les anciennes communes figurent en gras) :

  • ATTERT, Grendel, Luxeroth, Post, Schadeck, Schockville;
  • NOBRESSART, Almeroth, Heinstert, Louchert ;
  • NOTHOMB, Parette, Rodenhoff ;
  • THIAUMONT, Lischert, Lottert, Tattert ;
  • TONTELANGE, Merzert.

La fusion donna naissance à la Commune d’ATTERT.

1.2 Aperçu historique

Les aperçus historiques sont essentiellement des extraits du livre « Histoire & patrimoine des communes de Belgique, Province de Luxembourg », édition Racine et les notes concernant 1830 proviennent du « Dictionnaire géographique de la Province du Luxembourg » (Philippe VANDERMAELEN, 1838).

ATTERT

Attert veut dire « sart d’Atten », ce qui permet de situer la naissance de la bourgade à la période carolingienne de sartage. C’est une localité à caractère rural, située en Lorraine belge dont les habitants sont appelés les Attertois.

L’histoire de la Vallée de l’Attert s’intègre dans celle, plus large, du pays d’Arlon et du comté, puis du duché du Luxembourg. Tout au long des siècles, la région a été occupée, tantôt pacifiquement, tantôt de façon guerrière, par différents peuples. Ainsi, bon gré mal gré, la région a dû partager le destin politique, économique et culturel des Celtes, Romains, Francs, Espagnols, Autrichiens, Français, Hollandais. C’est dans ce grand « bouillon » que s’est façonné l’identité attertoise.

En 1815, après 20 ans d’hégémonie française dans nos régions, le Congrès de Vienne redessine la carte des Etats d’Europe. La Belgique est rattachée à la Hollande et l’ancien duché du Luxembourg (c’est-à-dire la Province du Luxembourg et le Grand-Duché d’aujourd’hui) est érigé en Grand-duché et devient un Etat indépendant incorporé à la Confédération germanique.

C’est en 1839 que la Conférence de Londres ratifie le traité de XXIV articles et règle définitivement le sort du Luxembourg, séparant des populations qui avaient vécu ensemble depuis six siècles : le Luxembourg wallon et la région d’Arlon restent à la Belgique, le Luxembourg germanophone devient un nouvel Etat souverain : le Grand-duché de Luxembourg.

C’est pourquoi la langue véhiculaire fut jusqu’aux environs de 1960 le parler francique-mosellan, communément appelé luxembourgeois. Depuis lors, nos villages sont devenus progressivement francophones.

Quelle que soit la richesse historique de son passé, on ne trouvera cependant pas en Val d’Attert de grands monuments, ni château ou autre bâtisse au passé prestigieux. Ici l’histoire n’est pas « visible », mais elle est partout.

En 1994, le territoire de la Commune d’Attert reçoit le statut de Parc Naturel pour donner une vision environnementale au développement rural amorcé depuis plusieurs années. Un parc naturel est un territoire rural d’un haut intérêt biologique, paysager et patrimonial, soumis à des mesures destinées à assurer un développement durable de la biodiversité et de l’environnement, en harmonie avec les aspirations de la population et le développement socio-économique du territoire concerné. Ce n’est donc ni une réserve naturelle ni un parc animalier, mais avant tout un outil de gestion du territoire en milieu rural. Sur 7. 095 hectares de superficie, 38 % sont occupés par les bois et 52 % par les terres agricoles, dont 2. 300 hectares de prairies permanentes, le reste se partageant entre parcelles bâties et affectations diverses. Le rôle de la prairie domine dans l’affectation du sol de la Vallée de l’Attert. L’élevage porte principalement sur les bovins, tant pour les produits laitiers que pour la viande. Prairies et terres labourables alternent le plus souvent, des buissons et des haies s’alliant aux rideaux d’arbres pour conférer au paysage un caractère semi-bocager.

Vers 1830, la vie économique y est dominée par l’agriculture. On note également la présence de trois moulins à blés mus par eau, une scierie, un moulin à huile, six fours à chaux, une ardoisière, deux poteries, un fourneau pour le fer brut, quinze métiers à tisser la toile. On y fabrique du linge de table qui est très recherché. On remarque aussi la présence d’une production de minerai sur Luxeroth.

Le Centre Européen Robert Schuman

L’histoire du Centre Européen Robert Schuman, ancien Domaine Poncelet situé au milieu du village, débute en 1683 quand la famille Poncelet y fonde un relais de poste.

Vers 1780, une faïencerie voit le jour dans les bâtiments. En période prospère, elle emploiera jusqu’à 30 personnes. Malheureusement, une gestion peu rigoureuse alliée au pillage du village d’Attert par les troupes impériales en 1793 précipite le déclin de l’entreprise.

En 1809, toute activité cesse.

Le relais postal quant à lui restera en activité jusqu’en 1830, date à laquelle il sera supprimé par le gouvernement hollandais. Le domaine est alors entièrement consacré à l’exploitation agricole et passe entre les mains de différents propriétaires.

En 1901, il est acheté par les Pères Rédemptoristes de Meurthe-et-Moselle, chassés de France par les mesures anticléricales de l’époque. Ceux-ci transforment l’ancienne ferme et ses dépendances en une belle propriété et resteront à Attert jusqu’en 1939.

Le domaine est alors racheté par les Sœurs de la Doctrine Chrétienne, installées précédemment dans l’ancien presbytère d’Attert depuis 1870. Elles y ouvrent une école fondamentale qui fermera définitivement ses portes en 1973.

Achetés par la Commune d’Attert en 1982, les bâtiments sont restaurés en 2000 pour leur réaffectation en locaux des services communaux et en un centre de visite des richesses naturelles du Parc Naturel de la Vallée de l’Attert : voyage au cœur de l’Attert. Le centre propose neuf salles qui développent chacune un aspect de la vallée. Les thèmes abordés sont la géologie, l’eau, l’agriculture d’hier et d’aujourd’hui, l’histoire et les traditions, l’habitat, la nature et les hauts lieux de la vallée.

NOBRESSART

Noble-sart ou Adel- ou Edelrôt ; du latin sartum, sart, et rot, du verbe allemand roden, essarter. Nobressart est la sart du seigneur de Diedenberg (Thiaumont). Les habitants de ce village résidentiel sont appelés les Nobressartois.

La situation du village de Nobressart aux sources de l’Attert et à l’origine de la petite vallée du même nom, devait y attirer de bonne heure des habitants.

Les Romains, lorsqu’ils conquirent la contrée, ne manquèrent pas de s’établir en un lieu si propice, comme le confirme la présence de plusieurs établissements ainsi que de multiples vestiges de l’époque, découverts lors de fouilles archéologiques.

Les Francs, à leur arrivée, s’y fixeront aussi. Le premier écrit faisant mention du village est le « testament d’Ermesinde » qui le désigne sous le nom de Helkeroth et en donne la dîme au couvent de Clairefontaine. Ainsi, Nobressart devint dépendant de la seigneurie de Thiaumont tout en gardant ses droits initiaux en matière de ban et pâturages comme le voulaient les usages transmis de génération en génération.

1636 inaugura pour la région une période de malheurs. C’est cette année-là que les populations commencèrent à subir les affres de la guerre entre Français et Espagnols pour la conquête de notre pays. L’Allemagne, alliée à l’Espagne, dirigea contre l’ennemi français une armée de mercenaires polonais, croates et hongrois. Ces troupes indisciplinées firent plus de tort à nos populations que l’ennemi français lui-même. Un certain Oswald de Nobressart consignera les faits dans une chronique que les historiens appellent la « chronique d’Oswald ». Voici ce qu’elle rapporte : « le lundi après la mi-carême 1636, sept à huit régiments de polonais sont venus attaquer le village de Naubressart et l’ont emporté... et ceux qui ont survécu n’ont pu éviter un traitement barbare que les troupes leur ont fait subir...Ils ont tellement rempli les uns d’eau de fumier qu’ils en sont crevés ; ils ont attaché d’autres aux queues des chevaux et traînés après eux si longtemps qu’ils en sont morts. Les dits Polonais ont tourné la plante des pieds de certains au feu et les ont rôtis et brûlés. Ils ont pendu d’autres aux poutres des maisons et les ont grillés avec des torches allumées...Ils ont coupé le nez et les oreilles aux unes, les membres virils et génitaux à d’autres... ».

Les villages voisins ont subi, on s’en doute, un sort analogue à celui des Nobressartois. L’année 1636 porte le nom, dans l’histoire de la région, de Sterbejahr (année de grande mortalité), tant à cause des ravages de la guerre que de l’épidémie de peste qui a suivi. Pour Nobressart, seul 13 habitants survivront au passage des troupes polonaises. Le village mit de nombreuses années à se reconstituer et à voir un tissu social se recréer. Les usages ruraux, transmis jusqu’ici par la tradition, furent mis à mal par la rupture des générations provoquée par la mortalité régnante. Cette situation fut à l’origine de fréquentes mésententes entre villageois, à tel point qu’en 1656, vingt ans après le passage des hordes polonaises, les bourgeois de la localité s’accordèrent pour mettre leur coutume par écrit, chose rare, à l’époque, pour une communauté villageoise. Le manuscrit consiste en un cahier de 62 pages de 20,5 sur 16 centimètres, en parchemins, intitulé Coutume de Nobressart. Il s’agit avant tout d’un code rural et d’un règlement de police réglant la vie communale.

La forêt d’Anlier était primitivement beaucoup plus vaste que de nos jours; elle s’étendait notamment davantage vers l’est, ainsi qu’en témoignent les bois disséminés au Nord-est et au Sud du village de Heinstert, restes défigurés de la grande forêt. Le ban de culture du village de Heinstert est une clairière conquise sur la forêt à une époque très reculée. On peut supposer que son défrichement a déjà commencé à l’époque romaine, puisqu’on trouve un cimetière de cette époque à Auf Event et que la région avoisinante, aussi bien dans la forêt d’Anlier que dans la Vallée de l’Attert, est riche en vestiges romains.

Le plus vieux chemin passant par Heinstert est celui d’Arlon à Fauvillers, via Lischert, Almeroth, Heinstert et la forêt. Les lieux-dits du cadastre ont conservé son souvenir au gués de l’Attert et du Heinsterterbach, et au village même. Les rapports de gruerie de 1619 et 1653 le signalent comme Grand Chemin et, comme il traverse le centre du village et passe devant l’église, il est vraisemblable que les premières maisons se sont échelonnées sur son parcours. Le nom de Heinstert apparaît pour la première fois sous la graphie Heinstede dans le testament fait, en 1247, par Ermesinde, comtesse de Luxembourg, dans lequel elle lègue, pour fonder son monastère à Baileu (Clairefontaine), entre autres biens la dîme de Heinstede et de Helkeroth (Nobressart).

Si Heinstert était déjà une agglomération au XIIIème siècle comme l’indique le suffixe stede, il est évident que son origine remonte à la colonisation franque.

Restée pauvre et petite pendant de longs siècles, elle ne prospéra réellement qu’au XIXème siècle où elle s’agrandit en un bourg relativement riche et populeux.

Vers 1830, la commune était totalement céréalière, avec quelques espaces de pommes de terre et un début de cultures fourragères. Elle a ensuite participé à la grande conversion séculaire à l'herbage, support de l'élevage bovin, en développement depuis les années 1880 et la crise du blé. On y retrouve un moulin « impérial ».

Un des plus beaux villages de Wallonie

Fin des années septante, Nobressart fut le premier village de Wallonie à bénéficier de travaux importants dans le cadre des opérations de rénovation rurale. Magnifiquement réussis, ces travaux d’aménagement des espaces-rues et des espaces publics ont permis de mettre en valeur le patrimoine architectural local et de redonner tout son charme au village avec ses placettes restaurées, son mobilier public réaffecté, ses câbles électriques enterrés, ses luminaires discrets..., mais aussi le travail inlassable de nombreux bénévoles s’acharnant à son fleurissement et à son animation. Tandis que l’état d’esprit collectif insufflé par l’opération de rénovation rurale se traduit dans l’aménagement et la restauration de l’habitat entrepris par ses propriétaires, le village a reçu, en 1995, le label « Plus beaux villages de Wallonie ». Une promenade à travers les rues du village s’impose donc.

Burgknapp

Entre Heinstert et Nobressart, à 400 mètres d’altitude, un promontoire rocheux domine la Vallée de l’Attert. Ce lieu dit Burgknapp est une fortification de terre de type « petite enceinte circulaire » érigée au Xème ou XIème siècle.

Le Burgknapp, qui figure parmi les rares sites de hauteur de Belgique, était protégé naturellement sur trois côtés par ses parois escarpées. Cerné d’un fossé profond et d’un imposant rempart fait de pierres et de la terre provenant du fossé, surmonté d’une palissade en bois, il paraissait imprenable. On y accédait probablement grâce à une passerelle en bois que l’on retirait en cas de danger. A l’intérieur de la fortification se dressaient quelques habitations en bois. Le Burgknapp était un lieu stratégique, à la limite de deux régions différentes : d’un côté la forêt ardennaise, sylva arduenensis, qui fournissait bois et gibier, de l’autre, la plaine fertile du Gutland.

La fonction exacte de cette enceinte féodale n’est pas clairement établie. Etait-elle la résidence d’un petit seigneur local, un lieu de refuge pour la population ou un ouvrage militaire de défense aux frontières de comté ? Noyé sous les glissements de terrain et une épaisse couche de feuilles mortes, le Burgknapp recèle bien des mystères.

NOTHOMB  

Toponyme franc composé de Noord ou Novo, et heim : domaine du Nord ou de Novo. Les habitants de ce village résidentiel sont appelés les Nothombois.

A l’âge de la Tène (du IVème au Ier siècle avant J-C), la présence humaine dans le site est certaine. C’est à cette époque que remonte le refuge fortifié de Hohkinningsburg entre Parette et Holtz.

La présence des colons romains est par ailleurs attestée dès le premier siècle de notre ère par les nombreux vestiges retrouvés aux différents coins de l’ancienne commune (villas et cimetières romains de Nothomb et de Parette, hypocauste et chaussée Arlon-Tongres à la Corne...).

Avec les invasions germaniques au VIème et VIIème siècles commence une période qui, abstraction faite de la nouvelle langue franco-mosellane, ne laisse que peu de traces dans l’histoire du village. Nous ignorons si, dans la région, le christianisme a survécu aux invasions franques ou s’il a été réintroduit par les missionnaires du VIIème siècle. Nothomb et Parette appartenaient primitivement à la grande paroisse-mère de Beckerich.

A partir du XIIIème siècle, l’histoire de Nothomb se confond avec celle de la Cour d’Attert et celle de Parette avec celle de la seigneurie de Guirsch. Sans doute, Nothomb n’a pas échappé aux ravages des troupes croates qui campèrent dans la région après 1636 mais seule la tradition en fait état.

Au XVIIIème siècle, sous la domination autrichienne, la région bénéficie d’une organisation modèle : relais de poste à Attert, forges, moulins... Le moulin banal de Nothomb fut acheté collectivement en 1759 par la communauté de Nothomb. En 1787, un manant de Nothomb, Georges Barnich, rachète ce domaine qui restera la propriété de ses héritiers jusqu’à la fin du XXème siècle.

De nombreuses réactions d’opposition au nouveau régime français furent enregistrées dès 1800 : clergé refusant de prêter serment, enrôlés de force s’évertuant à échapper à l’incorporation, miliciens, déserteurs... Le village connaît de nombreuses épidémies, notamment en 1808 et surtout l’épidémie de choléra en 1866. La pénurie alimentaire prend plusieurs fois les proportions d’une véritable famine, comme en 1802 et surtout en 1811. On conçoit qu’une population si démunie n’ait guère eu le loisir de se préoccuper beaucoup d’instruction et d’activités culturelles.

En 1843, une convention signée à Maastricht fixa le tracé définitif de la frontière entre la Belgique et le Luxembourg. Les bornes frontières entre la commune et ses voisines luxembourgeoises datent donc de cette année. Parette fut séparée de la Commune de Perlé pour rejoindre celle d’Attert.

En 1923, Nothomb et Parette formèrent une nouvelle commune après le divorce avec Attert. L’union se refit le 1er janvier 1977 lors de la dernière fusion des communes.

Vers 1830, la vie économique est dominée par l’agriculture. On y retrouve de nombreuses fermes et le village est entouré de prairies.

THIAUMONT  

De Diedenburg, montagne de Diden, divinité germanique. Les habitants de ce village, agricole et artisanal devenu surtout résidentiel, s’appellent les Thiaumontois.

Le Pays d’Arlon et ses environs, y compris Thiaumont, formaient déjà un comté au XXème siècle.

Sous Henri III, le comté se transforma en marquisat. Le fils d’Henri III, Waléran, épousa Ermesinde, comtesse de Luxembourg, en 1214. Henri III, à cette occasion, céda le marquisat d’Arlon à son fils. Thiaumont fait donc partie des domaines princiers.

En 1673, la seigneurie de Thiaumont fut achetée par Jeanne Ersille de Montecuculli, marquise du Pont d’Oye. A partir de cette date, son histoire se confond avec celle du Pont d’Oye.

Au XVIIIème siècle, le roi d’Espagne vendit la seigneurie de Thiaumont à Dame Ernestine, comtesse de Reckem. Elle englobait trois mairies : Thiaumont avec Tattert, Lottert, Lischert ; Hachy avec Fouches, Sampont ainsi que le « Bois Rond » ; Nobressart avec Heinstert, Almeroth et Louchert.

En 1795, le Luxembourg devient le Département des Forêts et les seigneurs sont abolis.

Vers 1830, la vie économique est principalement agricole. On note la présence du château de Bress sur Lottert et la carrière de Tattert.

TONTELANGE  

Tontelange, -ingen : chez ceux de Tondila, anthroponyme germanique. Tontelange et Metzert se situent au pied de la première cuesta sinémurienne de la Lorraine belge, une région présentant des caractéristiques géologiques uniques en Belgique. Les habitants sont appelés les Tontelangeois.

En bordure du village ont été fouillés et analysés des vestiges de la plus ancienne implantation humaine de la région : la nécropole préromaine (celtique ou trévire) du Hautberg. L’origine de ces enclos pourrait remonter à l’âge du bronze, voire à l’époque néolithique. Près de la Platinerie, une source, le Wellbour, projetait du sable en l’air et aurait été connue des Celtes qui, suivant la légende, y abreuvaient leurs chevaux. Suivant une autre légende, un char à bœufs serait jadis tombé dans cette source et les bœufs s’y débattraient toujours, ce qui expliquerait le bouillonnement ; hélas, depuis que la Ville d’Arlon a capté la source, les bœufs ne donnent plus signe de vie...

Dans l’ancienne Commune de Tontelange, on trouve un certain nombre de dépressions appelées « mardelles », c’est-à-dire des fonds d’habitats préhistoriques, voire gallo-romains. L’abbé Michel signale également l’existence d’une « pierre debout » : le Grauen stein.

On a par ailleurs découvert de nombreuses traces de l’occupation romaine : urnes cinéraires, tessons, four à chaux. Des briques romaines trouvées en abondance pourraient provenir d’une villa. La présence romaine à Metzert est certifiée par le chemin Helligefeld, « champ sacré » correspondant sans doute à une ancienne nécropole romaine, les vestiges d’une villa étant attestés dans les parages immédiats.

La présence de colons romains est également attestée par le Reimerwee qui est un tronçon de l’ancienne chaussée romaine Metz-Arlon-Tongres. Plusieurs fours à chaux ont été mis à jour au Muhlenweg, Naguère le village de Metzert était alimenté en eau grâce à sept fontaines. Il en reste encore trois. L’histoire du Bayerchen (klenge Bauer, petit fermier) se ramène essentiellement à celle d’une agglomération-carrefour de la seconde moitié du XIXème siècle.

Dottlinga-lez-Pertoith (Tontelange-lez-Parette) est nommé pour la première fois en 968 dans un document de l’abbaye de Stavelot. Les habitants de Tontelange ont toujours vécu selon un droit coutumier communautaire dont les toponymes sont le reflet.

Durant tout l’Ancien Régime, le village de Tontelange appartient à la mairie d’Attert, mais dépend partiellement de la seigneurie de Guirsch.

Le général autrichien Beaulieu vint y établir un camp en 1782 et les alliés en 1815.

L’histoire fait encore mention d’un détachement de cosaques qui avait établi ses quartiers à l’orée des bois qui dominent la campagne de l’Attert.

La Révolution française l’intègre totalement dans la mairie d’Attert. La période hollandaise et l’Etat belge en 1830 confirment cette appartenance.

Ce n’est qu’en 1865 que Tontelange est constitué en commune autonome avec Metzert, préalablement section de la commune de Heinsch.

De la guerre de 1914-1918, on retiendra que les deux premières victimes en furent les maréchaux des logis de gendarmerie, Jean Thill, originaire de Tontelange, et son collègue A. Bousko, tués par des hussards prussiens le 4 août 1914 vers 13h15 à Visé.

La Seconde Guerre fut localement marquée par l’assassinat de 8 otages le 1er septembre 1944 dans les bois du Bayerchen.

Le 1er janvier 1977, cette commune est à nouveau intégrée dans l’actuelle Commune d’Attert.

Vers 1830, la vie économique est principalement agricole. On note la présence d’une carrière à Tontelange (toujours en activité sous le nom de SETIM) et de nombreuses fermes dont la ferme Raths.