Josy Arens rejette éole et Airenergy
Entre accepter de produire de l’énergie verte grâce au vent et refuser les éoliennes pour cause d’impacts sonore et paysager négatifs, le débat est et sera éternel. Ce fut encore le cas hier à Attert, une commune-parc naturel qui veut promouvoir les énergies renouvelables, à tel point que l’autonomie énergétique est un rêve du collège. Mais le rêve a ses limites et le bourgmestre Josy Arens a pris position contre le projet de la société Airenergy, lundi soir, en clôture d’une réunion d’information sur un projet de sept éoliennes d’une puissance de 2 à 3,3 MW, le long de la frontière, à Nothomb.
En cause, le fond et la forme du dossier. Réunion d’information simple ou réunion plus officielle, préalable à l’étude d’incidence ? Le collège souhaitait la première version, afin de sentir la population. Airenergy voulait lancer le débat selon la procédure classique et légale, avec étude d’incidence dans la foulée. Le bourgmestre a estimé que la société avait dépassé l’accord de son collège.
Sur le fond, la population – du moins une majorité d’entre elle, car des participants sont repartis déçus – estime que ces mastodontes de 150 m gâcheront le paysage verdoyant autour de Grendel et Nothomb, mais aussi du côté grand-ducal. L’autre argument des opposants repose sur le manque de retombées pour les citoyens et la commune.
Et quand un participant demanda l’avis du collège, le bourgmestre est monté au créneau pour rappeler les efforts incessants du collège pour préserver un cadre paysager et urbanistique attractif dans la vallée. Le seul impact négatif qui n’a pu être contrecarré est la présence des lignes haute tension qui scient le paysage. « Ce qui a été dit majoritairement ce soir est l’avis du collège. Oui au vent, mais pas n’importe où », concluera Josy Arens. Salve de bravos. Airenergy est reparti outré.
BODEUX,JEAN-LUC
Le Soir Mercredi 13 mai 2009
